Enième film sur le héros du far-west spaghetti nommé Sartana mais en notant qu'il est nommé ainsi comme d'autres films autour de Django, Sabata ou Trinita, à savoir qu'ils sont interchangeables et sont utilisés façon terme générique vendeur et parlant pour le public mais qu'il y a les films "officiels" et les officieux. Ainsi rappelons que le personnage a été créé pour le film "Les Colts de la Violence" (1966) de Alberto Cardone mais n'est pourtant pas considéré comme un "officiel" de la franchise qui va en fait se faire avec "Sartana" (1968) de Gianfranco Parolini suivi de quatre films réalisés par Giuliano Carnimeo, tandis qu'en parallèle le héros existera pour une douzaine de films "officieux" entre "Sonora" (1968) de Alfonso Balcazar et "Ta Tombe est prête, Sartana !" (1973) de Demofilo Fidani. Cette fois donc ce film chez les vautours est réalisé et écrit par Roberto Mauri qui a fait d'abord l'acteur notamment dans "La Maison du Silence" (1953) de Georg Wilhelm Pabst avant de passer derrière la caméra en abordant tous les genres de séries B du cinéma italien des années 60 avec "Le Massacre des Vampires" (1962) ou "Les Trois Centurions" (1964) avant de virer comme beaucoup vers le western spaghetti avec "Colorado Charlie" (1965), "La Vengeance est mon Pardon" (1969) et en reprenant son personnage avec "Wanted Sabata" (1970)... En apprenant que les frères Douglas ont volé un important butin l'armée, Sartana les sort de prison contre la moitié du magot. Sur le chemin qui les mène à la cachette, les frères Douglas tentent à plusieurs reprises de se débarrasser de Sartana, mais l'homme est trop habile et malin pour eux...
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Lee Calloway dit Sartana est incarné par William Berger spécialiste du genre sur une douzaine de films dont "El Cisco" (1966) de Sergio Bergonzelli ou "Keoma" (1976) de Enzo G. Castellari, il retrouve aussi après "Sabata" (1969) de Gianfranco Parolini et "Quand les Colts fument... On l'appelle Cimetière" (1971) de Giuliano Carnimeo l'acteur Franco Ressel vu dans "L'Homme, l'Orgueil et la Vengeance" (1965) de Luigi Bazzoni ou "Le Mercenaire" (1968) de Sergio Corbucci. Citons ensuite Luciano Pigozzi vu dans "La Ciociara" (1960) de Vittorio De Sica ou "Le Voyou" (1970) de Claude Lelouch et retrouve William Berger après "Sabata" (1969), et retrouve également après "Le Sadique de la Treizième Heure" (1968) de Antonio Margheriti son partenaire Franco De Rosa vu dans "Ringo au Pistolet d'Or" (1966) de Sergio Corbucci ou "Danger Planète Inconnue" (1969) de Robert Parrish, Pamela Tudor aperçue dans "Quand sonne l'heure de la Vengeance" (1967) de Riccardo Freda ou "Dans l'Enfer des Sables" (1969) de Alfonso Brescia et retrouve après "Adios Caballero" (1969) de Nick Nostro sa partenaire Jolanda Modio qui retrouve William Berger après "Le Dernier Face à Face" (1967) de Sergio Sollima et qui retrouve aussi après "Un Dollar entre les Deux" (1967) de Luigi Vanzi l'acteur Aldo Berti vu dans "Dieu est avec Toi, Gringo" (1966) de Edoardo Mulargia et "Bonnes Funérailles, Amis, Sartana paiera" (1970) de Giuliano Carnimeo dans lequel jouait aussi Franco Ressel, Wayne Preston qui retrouve William Berger après "Cinq Gachettes d'Or" (1968) de Antonio Cervi et Dario Argento et vu dans "Un Homme nommé Sledge" (1970) de Vic Morrow et Giorgio Gentili, Carlo Giordana apparu dans "Les Plaisirs Dangereux" (1965) de Duccio Tessari ou "Fellini Satyricon" (1969) de Federico Fellini, Betsy Bell aperçue dans "La Vallée des Pharaons" (1960) de Fernando Cerchio ou "Les Colts brillent au Soleil" (1968) de Sergio Merolle, Josiane Marie Tanzilli apparue ensuite dans "Le Couvent en Chaleur" (1972) de Giuseppe Vari ou "Amarcord" (1973) de Federico Fellini, puis enfin Gaetano Imbro vu dans "Une Folle Envie d'Aimer" (1969) de Umberto Lenzi, "On l'appelle Trinita" (1970) de Enzo Barboni, "Django arrive... Préparez vos Cercueils" (1970) de Giuliano Carmineo ou "Le Venin de la Peur" (1971) de Lucio Fulci...
Le film débute très mal, avec l'impression aussi désagréable qu'incompréhensible qu'il manque plusieurs minutes. En effet, Sartana semble un membre du gang des Burton alors même qu'il est censé être leur ennemi. L'ouverture est comme une scène coupée avec une sensation d'une omission au montage. Bizarre. On remarque aussi que le personnage même de Sartana qui reprend les codes du personnage "officiel" avec une tenue noire qui contraste avec un cheval blanc, il est cynique et cupide reprenant en cela les paramètres de l'homme sans nom, mais la blondeur très col blanc de William Berger fait un peu trop aryen, trop propre ce qu en fait une sorte de dandy qui colle mal à la crasse environnante. On rigole quand on voit l'arsenal harnaché sur la selle du cheval blanc, frôlant ainsi le grotesque très bande-dessinée. L'intrigue est basique mais étonnamment raconté telle qu'elle paraît bêtement complexe, la faute à une mise en scène qui pastiche le grand Sergio Leone dans un récit décousu et peu palpitant. On notera une musique plutôt réussie par d'un compositeur qui signera juste après les B.O. "La Possédée du Vice" (1970) de Piero Vivarelli ou "Trinita voit Rouge" (1971) de Mario Camus. En conclusion, un western spaghetti très mineur et même en-deça de la moyenne du genre.
Note :