Énième et nouveau long métrage Disney dans la mouvance de leurs projets des adaptations en prises de vue réelle ayant débuté avec "Alice au Pays des Merveilles" (2010) de Tim Burton, mais devenue réellement opérationnel et systématique après le succès "Maléfique" (2014) de Robert Stromberg avec quasiment un film ou deux par an, les derniers en date étant "Peter Pan et Wendy" (2023) de David Lowery et "La Petite Sirène" (2023) de Rob Marshall. Ce dernier a par ailleurs réveillé quelques voix criant au scandale sur fond de wokisme et autres ce qui ne manquera pas non plus pour ce nouveau projet puisque Blanche-Neige est la princesse "à la peau blanche comme la neige". Donc ce nouveau projet est officiellement l'adaptation Live du grand classique Disney "Blanche Neige et les Sept Nains" (1937) de Walt Disney lui-même inspiré du célèbre conte (1812) des Frères Grimm. La réalisation est assumée par Marc Webb notamment connu pour avoir signé les films "The Amazing Spider-Man" (2012-2014). Le scénario adapté est écrit par Erin Cressida Wilson qui a écritles scénario de "Fur" (2007) de Steve Shainberg ou "Chloé" (2010) de Atom Egoyan, en collaboration avec Greta Gerwig réalisatrice-scénariste de "Lady Bird" (2017), "Les Filles du Docteur March" (2019) et "Barbie" (2023)... Le film raconte donc en version très libre le conte de Blanche-Neige qui a cette fois un nom qui ne correspond donc pas à sa particularité décrite par les frères Grimm, soit belle "à la peau blanche comme la neige". La méchante Reine, le Chasseur, le Prince et surtout, malgré la petite différence des titres 1937-2025 les Sept Nains sont bel et bien de retour...
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Le rôle-titre est incarnée par Rachel Zegler remarquée dans "West Side Story" (2021) de Steven Spielberg et vue depuis dans "Shazam ! La Rage des Dieux" (2023) de David F. Sandberg et "Hunger Games : la Ballade du Serpent et de l'Oiseau Chanteur" (2023) de Francis Lawrence. La Reine est jouée par Gal Gadot qui a repris ses rôles emblématiques dans "Fast and Furious X" (2023) de Louis Leterrier et "The Flash" (2023) de Andrès Muschietti avant un filmd 'action avec "Agent Stone" (2023) de Tom Harper. Le prince est joué par Andrew Burnap aperçu dans "Spare Room" (2018) de Jenica Bergere ou "The Front Room" (2024) des frères Eggers, tandis que le chasseur est joué par Ansu Kabia remarqué dans la série TV "Miss Scarlet - Détective Privée" (2020-2023). Puis n'oublions pas les Nains avec les voix de Jeremy Swift vu dans "Gosford Park" (2001) de Robert Altman, "Oliver Twist" (2005) de Roman Polanski et "Le Retour de Mary Poppins" (2018) de Rob Marshall, Martin Klebba surtout connu pour la saga "Pirates des Caraïbes" (2003-2017) mais surtout il connaît déjà très bien l'univers du conte après la série TV "Blanche-Neige" (2001) et l'autre version cinéma "Blanche-Neige" (2012) de Tarsem Singh, Titus Burgess vu dans "Dolemite is my Name" (2019) de Craig Brewer et "Respect" (2021) de Liesl Tommy, ou encore Jason Kravits vu dans "Dancing at the Blue Iguana" (2000) de Michael Radford ou "Casse-Tête Chinois" (2013) de Cédric Klapisch... C'est long, laborieux, et on peut même dire que ce film est du révisionnisme artistique ! Disney nous vend du rêve dans le mauvais sens du terme, en premier lieu en nous affirmant qu'il s'ait de la version live de son Grand Classique d'animation de 1937 alors que ce film n'a strictement rien à voir. La version de 2012 serait même plus fidèle. Rappelons que plusieurs films live de Disney sont un beau contrepoint à l'animation comme le récent "Le Roi Lion" (2019) de Jon Favreau, restant fidèle au matériau d'origine. Ici, d'emblée on remarque les décors en carton pâte (pourquoi pas, accentuant le côté conte de fée), des costumes plutôt médiocres (chose assez rare dans le genre et donc à noter) comme la robe de la Reine mère dans les premières minutes qui manque autant de créativité que de magie.
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On passera sur la polémique autour de la couleur de peau, Rachel Zegler reste d'une peau claire et surtout elle reste mignonne et fait le job sans sourciller mais elle fait pâle (justement !) figure face à une Gal Gadot impériale de bout en bout dans un rôle taillée pour elle. Elle reste l'atout idéal du film. Le plus décevant réside dans le traitement des sept nains, malheureusement en CGI, images de synthèse impersonnelles qui démontrent surtout un manque d'intérêt pour ces personnages confirmé d'ailleurs dans le reste de l'histoire. Les sept nains sont quasi sous-exploités servis par des dialogues ineptes ou anecdotiques. Plusieurs autres détails finissent pas trahir le conte Disney originel par exemple... ATTENTION SPOILERS !... pas vraiment de Prince charmant, et non il faut revisiter coûte que coûte et faire croire au prolétariat jusque dans une histoire de conte de fée et donc un pauvre gueux séduit la princesse, il y a aussi l'apparition ridicule et gratuite d'un certain Robin des bois, ou plutôt d'un ersatz nain qui apparaît 5 secondes comme un cheveu sur la soupe... FIN SPOILERS !... Ne parlons pas (encore et toujours chez Disney) des chansons toujours aussi peu créatives, toujours aussi interchangeables avec n'importe quel autre conte Disney tant elles sont créées sur un même canevas. Le tout est d'une niaiserie sirupeuse qui bat des records, mais évidemment les plus jeunes (les moins de 8 ans) seront ravis comme d'habitude forçant les familles à offrir à Disney un minimum de succès sur tapis vert. A oublier pourtant, mieux vaut revoir et revoir la version originale et éternelle de 1937...
Note :