Creed : l'héritage de Rocky Balboa (2016) de Ryan Coogler

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Après ses débuts dans l'excellent "Rocky" (1976 ) et le retour médiocre du célèbre Boxeur dans le 6ème opus "Rocky Balboa" (2006) voici donc Rocky de retour mais cette fois non pas dans le rôle-titre mais en vieux roublard dans un spin-off casse-gueule où le champion se voit revenir entraineur du fils "oublié" de Appolo Creed dénommé Adonis (logique !). Si les producteurs histortiques de la saga, Irwin Winkler et Robert Chartoff, sont toujours derrière Stallone délaisse la réalisation et surtout le scénario (pour la première fois en 7 films !) à Ryan Coogler. Ce dernier s'est fait remarqué avec le succès "Fruitvale Station" (2013) dans lequel le jeune acteur Michael B. Jordan s'est également fait remarqué. L'acteur avait déjà été vu dans " Chronicle" (2012) de Josh Trank et a tenté une incursion malheureuse avec l'échec "Les 4 Fantastiques" (2015) où il retrouvait pourtant Josh Trank... Premier bon point le choix de l'acteur pour Adonis Creed est parfait, la ressemblance est idéale (Appolo était interprété par Carl Weathers) et l'acteur avait des aptitudes évidentes pour suivre l'entrainement intensif subit auprès de Robert Sale, qui avait déjà oeuvré sur " Match Retour" (2014) de Peter Segal et "Rocky Balboa".

Note :

Le reste du casting ets enrichit de guest stars venues du monde de la boxe, des présentateurs vedettes Max Kellerman à l'entraineur Ricardo "Padman" McGill en passant par les professionnels Anthony Bellew et Gabriel Rosado que Adonis Creed rencontre sur le ring. Tout est fait pour qu'on croit le plus possible à la boxe qu'on nous offre à l'écran. Malgré les soins apportés aux détails techniques le scénario n'est pas parfait. Appolo meurt en 1985, Adonis a donc déjà 30 ans. Comment croire que la ligue pro comptabilise les victoires de Adonis dans des combats fantoches mexicains ?! Et comment croire que Adonis combat pour le titre suprême dès son premier colbat officiel sur le circuit ?! Malgré que Anthony Bellew soit un réel champion on aurait aimé un adversaire plus impressionnant et moins "bedonnant" (le face à face avec Adonis c'est burger VS bodybuilder). Néanmoins le scénario reste très attractif, évité de tomber dans le larmoyant tout en offrant de beaux moments d'émotion. Rien d'extraodinaire, jusqu'à évidemment l'idylle obligatoire avec la charmante Tessa Thompson qui grimpe doucement les échelons après "Selma" (2015) de Ava DuVernay et "Dear White People" (2015) de Justin Simien. Le cahier des charges du sous-genre Boxe Movie est rempli mais bien rempli et parfaitement maitrisé. Le bonus c'est que Ryan Coogler s'approprie le monde de Rocky sans le copier, il signe un spin-off intelligement écrit sans être un ersatz quelconque. Rocky/Stallone font des adieux touchants sans que ce soit trop "endeuillé". Une jolie surprise de A à Z pour devenir le second meilleur film de la saga (après le premier !). Une surprise qui s'ajoute au magnifique Golden Globes du Meilleur Second Rôle 2016 pour Sylvester Stallone amplement mérité.

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